4 ans et demi après la publication : bilan de diffusion, bilan de la "vélorution tranquille".

Publié le par Cyclom

Octobre 2013 : voici quatre ans et demi que cet ouvrage a été publié. L’essentiel des ventes s’effectue dans l’année suivant le mois de parution. J’ai su que, 25 mois plus tard, soit en juillet 2011, environ 430 exemplaires avaient été vendus. Pas trop mal vu le prix du livre (32,50 €) mais peu sans doute à l’égard du sujet. J’avoue que je pensais allègement franchir la barre des 1000 exemplaires vendus. J’imaginais en effet que les mairies de nos villes allaient se l’arracher. Je rêvais. Mais je crois au moins que bon nombre de militants associatifs du vélo et de professionnels de l’urbanisme et des déplacements l’ont acheté.

J’ai su, via Internet, que l’ouvrage avait été acquis par les bibliothèques de quelques universités hors de France : Canada, Allemagne…

Quant au fond de l’affaire : le vélo est-il bien encore à la reconquête des villes ? Oui, sans aucun doute. Mais je n’ai pas l’impression que cela avance bien vite en France comme, sans doute, dans les pays où il est peu implanté. La crise (de 2008) est assurément passée par là, taillant à coup de serpe dans les budgets publics d’investissements.

Pour le reste, on attend toujours une politique nationale vélo forte en France. Un président Sarkozy cycliste de route, un plan vélo début 2012, vite balayé par l’arrivée au pouvoir de François Hollande. Un beau nom pour le vélo ! Mais un élu corrézien guère sensibilisé. Et, finalement, un gouvernement qui semble avoir du mal à trouver sa ligne. Pourtant, le vélo pourrait légitimement trouver sa place dans la « transition énergétique » annoncée. Mais socialistes et partis de droite semblent s’entendre pour n’accorder leur attention qu’à ce qui est prestigieux, y compris dans le domaine des transports : Airbus, Alsthom… mais rien ou bien peu de choses pour le vélo. On a d’autant plus besoin des militants locaux pour faire avancer le vélo. Le problème encore est que les élus ne les entendent qu’au rythme des élections municipales. En voilà justement qui se profilent (mars 2014, pour un mandat de 6 ans). Mais, cette fois-ci, malheureusement, et plus que jamais, ils ne manqueront sans doute pas d’objecter qu’il y a des contraintes budgétaires fortes et des choix à faire…

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